La culture de l’olivier en Tunisie est une activité ancestrale. Les soins prodigués à l’olivier dépassent souvent l’entendement. A commencer par le choix du type de l’olivier qu’on plantait. Traditionnellement, celui-ci doit correspondre aux exigences du climat, du sol, des précipitations et de l’ensoleillement.

Dans les limites géographiques (région du Sahel) de nos approvisionnements en olives pour nôtre huilerie, il s’agira des deux types de plantation d’oliviers ; le Shemlali et Oueslat. Donnant un Fruit uniforme, d’un calibre moyen arrivant à maturité fin novembre/décembre et, renfermant un goût de fruité d’amande douce. Couleur de l’huile, vert claire doré.

Le labour fréquent de l’olivier, s’étend en cycles à intervalle régulier de mars à octobre ce qui est un moyen de parer aux faibles précipitations qui caractérisent la région du sahel tunisien, l’élagage est aussi un moyen qui permet à l’olivier de supporter des conditions climatiques sévères et favorise l’épanouissement de nouveaux pousses porteurs de très sains et accomplis fruits. Au dire des anciens du village chaque labour supplémentaire donné à l’olivier est à même d’augmenter le rendement en huile de dix litres par kaffis. (un Kaffis=430 kg d’olives).

Au rythme du pas du mulet ou du cheval de trait qui trace les sillons dans les champs d’oliviers à perte de vue, les olives, imperceptiblement, percent de sous le feuillage des rameaux de l’olivier à partir du mois de mai et, grandissent en offrant l’image d’un chapelet dont les graines uniformes prennent, en l’état mûr au mois de novembre, une couleur noir bleuté teintée d’un rouge ocre.

C’est l’annonce des temps des cueillettes des olives

Celles-ci sont effectuées manuellement à partir du mois de novembre, à l’aide de peignes en plastique dure ou, pour les ouvriers «puristes» à l’aide de cornes de moutons confectionnées sur mesure et, adaptés à la morphologie des doigts de la main.

Des toiles en tissu ou filets synthétiques étendus, à même le sol sous l’arbre vénéré, empêchent les olives ainsi cueillies de se mélanger à la terre en dessous. En fin de matinée, les olives ramassées sont convoyées en des caisses de fruits ou en sacs de jute vers l’huilerie.

Il m’importe d’insister ici sur le relationel prévalant entre l’homme et la nature et de l’échange réciproque entre eux, sur la base de, «donnant-donnant». Plus on prend soin de la nature en l’occurence l’olivier, plus son rendement pour l’humain est important. De par son utilité évidente, l’olivier joue aussi un rôle de lien entre les hommes. Rarement, dans nos campagnes et villages, la dot d’une mariée ne fût comptée en autre monnaie qu’en pieds d’oliviers !.
L’Olivier serait ainsi un fondement essentiel de sécurité.

Nour ala Nour UN SEUL VIS-A-VIS UNE SEULE FACTURE